Le Présent est Cadeau, Autobiographie en deux Volumes
Le Présent est cadeau, œuvre rare dans sa forme et singulière dans son souffle, conjugue la rigueur du témoignage, l'humilité du croyant, l'acuité du penseur et la sollicitude du pasteur.
« Pardon pour les négligences, les manquements, les erreurs, les fautes, les péchés, les doutes, les manques de courage… que ce texte va garder sous silence, pour la simple raison que ce ne serait pas édifiant pour qui aura le texte en mains. »
Présentation
Le Présent est cadeau. Ce n’est ni un plaidoyer, ni une mise en scène héroïque. C’est un acte de transmission—le récit d’une vie traversée par l’Histoire et habitée par la Grâce, offert avec simplicité et honnêteté.
Son auteur, Mgr Vénuste Linguyeneza, nous a quittés le 9 juin 2024. Il laisse derrière lui une voix intacte, sereine, profondément humaine qui continuera de nous parler à travers les pages du livre.
Partant des collines du Rwanda en direction du monde au-delà, l’ouvrage—en deux volumes—raconte la meme histoire: celle d’un homme enraciné, habité, inébranlable; une voix profondément humaine.
L’Enfance, les Études, le Sacerdoce
Écrit à l’écart du monde, dans le silence imposé du confinement, à la lumière tremblante de la mémoire, ce premier volume—L’Enfance, les Études, le Sacerdoce—plonge le lecteur dans les racines humaines, spirituelles et intellectuelles de Mgr Vénuste Linguyeneza.
Ce premier tome ranime le Rwanda des collines, des familles, des traditions, des séminaires et des premières vocations.
On y suit le cheminement d’un enfant devenu prêtre, dans un pays en pleine mutation, entre héritage spirituel, engagement intellectuel et responsabilité pastorale.
Ce premier acte de transmission est exécutée avec une foi éprouvée mais intacte, et avec une conviction sereine : que Dieu marche avec nous tous, même au cœur des ténèbres.
Le Monde au-delà des Collines
Ce second volume, Le Monde au-delà des Collines, est le témoignage d’un homme profondément marqué par son époque.
Il ouvre le récit autobiographique sur les expériences de l’exil, les rencontres internationales, les drames de l’Histoire et les réflexions universelles.
C’est le récit d’une étape de vie se déroulant au-delà du cadre familier. Toutefois, des collines du Rwanda au monde du dehors, c’est le même homme qui parle au lecteur.
Oui, c’est le même homme—enraciné, habité, inébranlable dans sa foi—que le lecteur retrouve; homme confronté cette fois aux horizons les plus larges de sa vocation.
Extrait du Préambule
« Dieu me garde de chercher à me vanter, qu’il me préserve de l’orgueil et de la vanité, mais j’aimerais me regarder dans le rétroviseur, faire un flash-back, une espèce de révision de vie… mais dans le seul but de voir, de reconnaître, les pas de Dieu dans ma vie. A toi seul la gloire, Seigneur, merci pour le bien que j’ai pu faire par ta grâce.
Pardon pour les négligences, les manquements, les erreurs, les fautes, les péchés, les doutes, les manques de courage… que ce texte va garder sous silence, pour la simple raison que ce ne serait pas édifiant pour qui aura le texte en mains.
C’est pour cela que je ne parle que du positif : mes défauts et mes manquements sont innombrables, d’autres en parlent ou en parleront !
Que de grâces reçues auxquelles malheureusement je n’ai pas laissé donner toute leur mesure et produire de multiples fruits ! Que de fonctions ou de postes ou de rôles que j’ai eu à occuper et à jouer alors que je ne m’y attendais pas (les autres non plus), alors que rien ne m’y avait préparé ! C’est dire combien on m’a fait confiance, malgré mes limites. […]
Mon intention n’est pas du tout de me donner le beau rôle ni d’en jeter plein les yeux à qui tombera sur ce texte.
Beaucoup d’épisodes ont des allures d’auto-justification : le risque que mon texte soit pris pour une oratio pro domo m’a beaucoup freiné dans sa rédaction et encore plus dans l’idée de le diffuser.
Quelqu’un trouvera sans doute que je règle mes comptes dans l’un ou l’autre épisode ! Je peux clamer haut et fort que ce n’est vraiment pas mon intention : je ne cherche qu’à éclairer certains faits que j’ai vécus personnellement et pour lesquels je crois être le seul ou un des rares à pouvoir donner la juste explication ou du moins en montrer le contexte.
Est-ce que ce ne serait pas mieux que ce soit une œuvre posthume ? Je dirai plus loin que je suis mort en 1994 et que, depuis, je ne fais que jouer les prolongations.
Tant que je suis là, je vais pousser pour la publication de cet écrit, tandis que quand je serai réellement « disparu », ce sont les autres qui auront à juger et à décider de l’opportunité et de la justesse de donner quelque valeur à ces pages.
Dire posthume, ce n’est donc pas que j’ai peur des critiques qui m’arriveraient de mon vivant (d’autant plus que c’est moi qui fournis à mes détracteurs potentiels les bâtons pour me battre et chercher à me mettre K.O., me faire taire à jamais). […]
Et me revient à la mémoire encore cette phrase que j’ai failli prendre comme devise à mon ordination sacerdotale : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8, 28).
Oui, dans ce sens, le présent, même le plus pénible, est cadeau. De quoi accueillir l’avenir que Dieu nous offre ; l’accueillir dans la joie plutôt qu’avec fatalisme, à condition de cheminer résolument avec le Dieu Père, en union et communion avec le Dieu amour. »
L’Auteur
Né à Gishamvu, au Rwanda, le 4 août 1951 et ordonné prêtre le 8 août 1976, Mgr Vénuste Linguyeneza a d’abord exercé comme professeur et préfet des études au petit séminaire de Butare, tout en étant aumônier diocésain des Equipes enseignantes (1976-1978).
Son parcours l’a ensuite mené à Rome où il a obtenu un doctorat ès lettres classiques et patristiques au Salesianum (1978-1983) avec une thèse portant sur le De beata vita d’Augustin.
De retour au Rwanda, il fut vicaire à Mushubi et professeur visiteur de patrologie (1983-1984), puis vicaire général du diocèse de Butare (1984-1989).
Dans son elan sacerdotal, il participera activement à la traduction officielle de la Bible et du missel romain en kinyarwanda. Il fondera et dirigera ensuite le Philosophicum de Kabgayi de 1989 a 1994.
Après une période en Belgique, Mgr Linguyeneza devient administrateur paroissial à Waterloo Le Chenois dès 1996, puis doyen de Braine-l’Alleud–Braine-le-Château–Waterloo à partir de 2003, et enfin doyen de Waterloo jusqu’en 2018.
Tout au long de son evolution, il reste—jusqu’en 2019—modérateur de l’équipe des prêtres de Saint-François et Saint-Paul à Waterloo.










